SELON LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, LA CRISE POLITIQUE EN UKRAINE DOIT ETRE RESOLUE PAR VOIE DE NEGOCIATION ET NON PAR VOIE DE LIMITATION OU LA FORCE
Le 20 janvier, le ministre des Affaires étrangères, Linas Linkevičius, a participé à Bruxelles à la réunion du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne sur la préparation du Sommet UE-Russie qui se tiendra du 27 au 28 janvier. Selon le ministre des Affaires étrangères, il est dans l’intérêt de l’UE d’approfondir le dialogue et de développer le partenariat stratégique avec la Russie mais ceci doit être fait dans le respect et la confiance mutuels.
En réponse aux évènements qui ont eu lieu dernièrement à Kiev, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont adopté des conclusions sur la situation en Ukraine. Les ministres ont exprimé leur inquiétude sur les dispositions législatives adoptées le 16 janvier par la Rada qui violent les droits fondamentaux de l’homme et restreignent l’action de la société civile. Selon L. Linkevičius, le Conseil des Affaires étrangères de l’UE aujourd’hui a incité toutes les forces politiques à chercher à résoudre la crise en Ukraine par les moyens démocratiques et à s’abstenir de toute utilisation de force.
Selon L. Linkevičius, l’Ukraine doit revoir ses dispositions législatives qui limitent le droit de parole et d’association. La résolution de la crise politique n’est possible que par la voie de la négociation et non par les restrictions ou l’utilisation de la force. Dans aucune des capitales de l’UE il ne serait possible de dénombrer autant de drapeaux de l’UE qu’à Kiev. La population doit avoir le droit d’exprimer leur désir d’aspirer à un autre avenir. Aujourd’hui l’UE a encore une fois montré qu’elle respectait son engagement concernant la signature de l’accord d’association et de libre-échange dès que l’Ukraine aurait rempli les conditions et dès qu’elle serait prête.
Une lettre du ministre L. Linkevičius incitant à apporter un appui accru à la Géorgie et à la Moldavie en vue de la signature sans encombre des accords d’association et de libre-échange avec l’UE a été diffusée au Conseil des Affaires étrangères. Cette lettre a été adressée à Catherine Ashton, la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à Karel de Gucht, commissaire au commerce et à Štefan Füle, commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage.
Lors des discussions sur la situation en Syrie, les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont concentrés sur la conférence Genève 2 qui est prévue le 22 janvier et qui pourrait devenir un pas important dans la recherche d’une décision politique à la situation en Syrie et ont également débattu de l’influence du conflit syrien pour toute la région du Moyen Orient. Les ministres ont adopté les conclusions dans lesquelles ils ont condamné les violations des droits de l’homme en Syrie et ont souligné que la crise humanitaire doit aussi être résolue par les mesures visant à instaurer la confiance. L’UE a incité le Conseil de sécurité des Nations Unies à adopter une résolution concernant la situation humanitaire en Syrie. Lors de la conférence des donateurs qui a eu lieu le 15 janvier à Kuweit, l’UE et ses pays membres ont accordé 550 millions d’euro à la résolution de la crise syrienne.
Lors du Conseil il a également été discuté du referendum qui a eu lieu du 14 au 15 janvier en Egypte sur la Constitution du pays. La nouvelle Constitution est un pas très important en vue de l’organisation des élections présidentielles et parlementaires. L’UE envisage de continuer à coopérer avec l’Egypte dans de nombreux domaines et de soutenir ses efforts d’organiser des élections démocratiques et permettant à tous les groupes de la société d’y participer. L’UE envisage également d’envoyer des observateurs électoraux.
Lors du Conseil les ministres ont discuté de la situation au Centrafrique (CAR), ont débattu des aspects politiques, sécuritaires et humanitaires de la crise et ont échangé sur la façon dont l’UE avec les capacités qu’elle dispose, pourrait contribuer à la stabilisation de la situation au CAR ainsi qu’appuyer les efforts de l’Union africaine et de la France. La Lituanie s’est prononcée pour une opération plus ciblée de la politique de sécurité et de défense commune au CAR.
Les ministres de l’UE ont discuté de coopération à long terme avec l’Afghanistan et dans les conclusions adoptées par le Conseil, ils ont exprimé leur fort engagement de continuer l’œuvre en Afghanistan pendant la période transitoire en renforçant les institutions démocratiques, en assurant les droits de l’homme, la suprématie du droit et la croissance économique durable.
Lors de la réunion, les ministres ont également débattu du processus de paix au Moyen Orient et du soutien de l’UE à la mission du secrétaire d’Etat des Etats-Unis concernant la médiation entre l’Israël et la Palestine.
C. Ashton, la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a présenté le cours des négociations E3+3 concernant le programme nucléaire iranien.
Les conclusions sur l’Afghanistan, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Yémen et la Tunisie ont été approuvées.